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Système éducatif en bref

Le Sénégal, en forme longue la république du Sénégal, est un pays d'Afrique occidentale divisé en 14 régions.

Conformément à Loi no 2004-37 du 15 décembre 2004 modifiant et complétant la loi d'orientation de l'Éducation nationale n° 91-22 du 16 février 1991, l’instruction est obligatoire de 6 à 16 ans.

L’enseignement scolaire est structuré en enseignement préscolaire, primaire, et secondaire. 

L'enseignement primaire, ou élémentaire, s'étend sur six ans, se concluant par les examens du Certificat de Fin d'Études Élémentaires (CFEE) en disciplines fondamentales. 

L’enseignement secondaire, débute à 12/13 ans et dure sept ans. Il est structuré en deux cycles :

  • Le premier cycle, de quatre ans : dispensé dans les collèges d'enseignement général (CEG) et les collèges d'enseignement moyen (CEM), se termine par l'obtention du Brevet de Fin d'Études Moyennes (BFEM) ;
  • Le deuxième cycle, de trois ans : dispensé dans les lycées d'enseignement général et technique, (est accessible par suite d’une orientation décidée par la Commission d'Orientation.) = à retirer

Des réformes importantes ont été apportées au baccalauréat en 1995, avec des modifications en 2000 et 2002, organisant les études en trois filières principales : 

  • Langues et sciences sociales ;
  • Sciences économiques et gestion et ;
  • Sciences et techniques. 

À l'issue de la dernière année, les élèves passent des épreuves menant au Diplôme de Bachelier de l'Enseignement du Second Degré ou au Baccalauréat Technique, selon leur spécialisation. L'Office du Baccalauréat du Sénégal est un établissement public qui, avec l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar, est chargé de la préparation et de l'organisation des examens du baccalauréat pour les élèves de l'enseignement secondaire. Les lauréats reçoivent une Attestation de Réussite provisoire valable deux ans ; les diplômés doivent demander le diplôme final du baccalauréat dans ce délai. Une Attestation Spéciale peut être délivrée à la demande des diplômés qui ont perdu l'original du diplôme du baccalauréat.

Historiquement, le système éducatif sénégalais, ayant été sous administration coloniale française, montre une forte empreinte du modèle français. Les récentes évolutions législatives ont consolidé la structure de gestion de l'éducation, supervisée par les autorités suivantes :

  • Ministère de l'Éducation Nationale : responsable de l'enseignement préscolaire, primaire, et secondaire ;
  • Ministère de la Formation Professionnelle, de l'Apprentissage et de l'Artisanat : gère l'enseignement technique et professionnel ;
  • Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI) : supervise l'enseignement supérieur et coordonne les activités de recherche.

Le système éducatif sénégalais se divise en deux secteurs principaux : le secteur formel et le secteur non formel. Parallèlement, le secteur privé s'est considérablement développé, offrant une alternative à l'enseignement public. Le secteur non formel englobe l'alphabétisation, les écoles communautaires de base, ainsi que les « écoles du 3e type ». Le Sénégal possède une plateforme des acteurs non étatiques reconnue par le gouvernement. Ces acteurs “recouvrent le secteur privé, les partenaires économiques et sociaux, y compris les organisations syndicales, la société civile dans toute sa diversité".

L'enseignement technique et professionnel est dispensé aux niveaux secondaires, technique supérieur et tertiaire. L'enseignement secondaire professionnel est dispensé par les centres de formation professionnelle dans chaque région ; il s'étend sur trois ans, de 17 à 19 ans. 

L’enseignement technique supérieur et tertiaire est dispensé dans les lycées techniques et a pour objectif de permettre d'accéder à l'enseignement supérieur. L'École Supérieure Polytechnique et l'Institut Universitaire de Technologie (IUT) de l'Université de Thiès proposent également des programmes de DUT.

L'accès à l'enseignement supérieur nécessite la possession d'un Baccalauréat. L'admission dans les grandes écoles est particulièrement compétitive, impliquant souvent un processus de sélection rigoureux, incluant un cours préparatoire de deux ans et un examen d'entrée ou un test d'aptitude. L'admission dans l'enseignement supérieur est régulée par le ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

En 2011, l'Assemblée nationale sénégalaise a approuvé un projet de loi visant la réorganisation des études supérieures en adoptant le système Licence-Master-Doctorat (LMD), alignant ainsi l'enseignement supérieur sénégalais sur les normes du processus de Bologne. Une nouvelle structure d'études a été adoptée dans le cadre de la réforme LMD (Licence-Master-Doctorat) ; les études ont été réorganisées en trois années de premier cycle (Licence), deux années de second cycle (Master) et trois années de doctorat (Doctorat). Dans la plupart des domaines, les diplômes sont proposés selon ce système de trois cycles. Toutefois, certains diplômes ne relèvent pas du système LMD :

  • Le diplôme d'ingénieur est délivré après cinq années d'études ;
  • Le Diplôme de Pharmacien est délivré après six années d'études et nécessite la soutenance d'une thèse en dernière année ;
  • Le Diplôme de Docteur en Chirurgie Dentaire est délivré après six années d'études et nécessite la présentation d'une thèse en dernière année ;
  • Le Diplôme d'État de Docteur en Médecine est délivré après huit années d'études et nécessite la présentation d'une thèse en dernière année.

 

Avant les réformes LMD, les études universitaires étaient divisées en trois cycles : 

1. Le premier cycle des études universitaires s'étendait sur deux ans et comprenait des cours pluridisciplinaires et des cours de base. Selon la spécialisation de l'étudiant, les diplômes délivrés à l'issue de ce cycle étaient les suivants :

  • Diplôme d'Études Juridiques Générales (DEJG) ;
  • Diplôme d'Études Universitaires Générales (DEUG) ;
  • Diplôme Universitaire d'Études Littéraires (DUEL) ;
  • Diplôme Universitaire d'Études Scientifiques (DUES). 

Pour les spécialisations en droit, les étudiants qui n'ont pas le baccalauréat peuvent s'inscrire à un cours de droit de deux ans menant à l'obtention de la capacité en droit. L'obtention de ce diplôme permet d'accéder à la licence en droit en trois ans. Les titulaires d'un diplôme de premier cycle peuvent être admis, sur concours, dans une grande école ou une université pour étudier pour obtenir un diplôme de niveau licence dans la même discipline.

2.         Une année d'études en deuxième cycle conduit à l'obtention du diplôme de licence. Une autre année d'études, après la licence, conduit à l'obtention de la maîtrise. En droit et en économie, le premier diplôme de deuxième cycle est la Maîtrise, délivrée deux ans après le DEJG/DEEG.

3.         Le Diplôme d'Études Supérieures Spécialisées (DESS) ou le Diplôme d'Études Approfondies (DEA) sanctionnent au moins d'au moins une année de recherche après la maîtrise. Le DEA est une étape préparatoire au Doctorat d'État, qui dure trois ans. Deux années de recherche supplémentaires après le DEA conduisent à l'obtention du Doctorat de Troisième Cycle. Le doctorat d'État peut être obtenu en effectuant au moins deux années de recherche dans les domaines des arts, de l'économie, du droit, de la pharmacie ou des sciences, à l'issue du Doctorat de Troisième Cycle.

Système d'Accréditation au Sénégal :

  • L'Autorité Nationale d'Assurance Qualité de l'Enseignement Supérieur (ANAQ-Sup)

L'ANAQ-Sup, sous la tutelle du ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l'Innovation (MESRI), est chargée de l'accréditation nationale des programmes de formation. Créée par le décret 2012-837 du 7 août 2012, ses missions ont été élargies en 2018 pour inclure la Recherche et l'Innovation. L'ANAQ-Sup établit les standards de qualité, évalue les programmes et procédures formelles d'accréditation, et offre des avis techniques sur les établissements et leurs programmes de formation.

  • Le Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES)

Le CAMES, en place depuis 1968 et reconnu pour ses fonctions d'accréditation supranationale depuis 1972, collabore avec les ministères chargés de l'enseignement supérieur en Afrique francophone pour assurer une reconnaissance plus large des qualifications. Cependant, au Sénégal, son rôle est maintenant limité à l'émission d'avis.

Depuis 2015, les programmes d'études des établissements d'enseignement supérieur, qu'ils soient publics ou privés, doivent obtenir une accréditation nationale pour garantir leur conformité aux normes éducatives. Une période de transition, jusqu'en 2018, a permis la validation des accréditations antérieures. Les établissements privés doivent obtenir un agrément définitif de l'ANAQ-Sup, et toute nouvelle filière, programme ou modification nécessite une nouvelle autorisation.

La Direction de l’enseignement supérieur privé, sous l’autorité du directeur général de l’enseignement supérieur, est chargée d’étudier les demandes d’accréditation des établissements privés d’enseignement supérieur. Ainsi, depuis 2012, l’agrément délivré par la Direction de l’enseignement supérieur doit être associé à une accréditation de l'ANAQ-Sup pour que l’établissement ait le droit de délivrer des diplômes reconnus.

Autorité compétente du système éducatif :

Comparabilité par diplômes :

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