Système éducatif en bref
Présentation
Les Comores, en forme longue l’union des Comores, sont un État d'Afrique australe composé de trois îles.
Structure éducative
La loi n° 94-035/AU du 20 décembre 1994, portant orientation de l’éducation, rend l'éducation obligatoire pour les enfants de 6 à 14 ans (art. 2). Elle précise que la scolarisation est impérative de six à douze ans.
L’enseignement scolaire formel est divisé en cycles préscolaire, primaire, secondaire inférieur et supérieur.
Gouvernance
L'autorité compétente en charge de la supervision du système éducatif à tous les niveaux est désignée sous le nom de ministère de l’Éducation Nationale, de la Recherche Scientifique, de la Formation et de l'Insertion Professionnelle. Des directions régionales de l'éducation sont implantées sur chaque île et placées sous la supervision d'un directeur régional de l'éducation, qui agit en tant que représentant permanent du ministère auprès des établissements éducatifs publics et privés, du personnel et des autorités locales.
L'enseignement privé est encadré par le décret 93-035/PR du 19 mars 1996 et l'arrêté n° 96-103bis/MEN du 21 mars 1996.
Enseignement professionnel
La Direction Nationale de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle (DNTEFP) est responsable de l’enseignement technique et professionnel aux Comores. Cette direction est placée sous l’égide du ministère de l’Éducation Nationale, de la Recherche Scientifique, de la Formation et de l'Insertion Professionnelle :
- Après avoir réussi le premier cycle de l’enseignement secondaire (collège), les détenteurs du Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) peuvent s’inscrire à des programmes de formation professionnelle de deux ans dans divers domaines tels que la construction, l’ingénierie électrique, la pêche, l'horticulture, la mécanique, la plomberie et le tourisme. Ces programmes mènent à l’obtention du Brevet d’Enseignement Professionnel (BEP) ou du Certificat d’Aptitude Professionnelle (CAP), selon la spécialisation ;
- Les titulaires du Baccalauréat peuvent s’inscrire à des programmes de deux ans proposés par l’Institut Universitaire de Technologie (IUT) et sanctionnés par le Diplôme Universitaire de Technologie (DUT).
Enseignement supérieur
La loi n° 14-024/AU du 14 juin 2014 porte sur l'orientation et l'organisation de l'enseignement supérieur et de la recherche, promulguée par le décret n° 14-138/PR du 28 août 2014. En vertu dudit décret, les diplômes nationaux de l'Enseignement supérieur sont délivrés par le Ministère en charge de l'enseignement supérieur au vu des résultats du contrôle des connaissances et des aptitudes appréciées par les établissements habilités : faculté, institut, université, centre et école (art. 36).
Le système LMD (Licence-Master-Doctorat) est entré en vigueur en 2005, introduisant une nouvelle structure de diplômes et des programmes d'études. Le Baccalauréat de l'Enseignement du Second Degré est requis pour l'admission dans l'enseignement supérieur aux Comores.
L'enseignement supérieur est assuré par des établissements publics et privés. L'Université des Comores (UDC) est la seule université publique des Comores. Créée en 2003, elle comprend plusieurs facultés et instituts. Conformément au décret n° 14-138/PR du 28 août 2014, l’enseignement supérieur peut également être assuré dans des établissements d’enseignement supérieur ne relevant pas de l’université et créés sous forme d’écoles, d’instituts ou de centres agréés par le Ministère en charge de l’enseignement supérieur et de la recherche.
Accréditation et Assurance qualité
L'Inspection Générale de l'Éducation Nationale (IGEN), placée sous l’égide directe du ministre de l’Education nationale, supervise le développement des mécanismes de suivi et de fonctionnement du ministère.
Avec la révision de la Constitution de l'Union des Comores en mai 2009, les matières relevant de la compétence des îles autonomes en matière d'éducation ont été revues (art. 9).
Conformément au décret n° 14-138/PR du 28 août 2014, l’accréditation à délivrer un diplôme relève de la compétence exclusive du ministère. Les diplômes délivrés par les établissements privés ne peuvent porter la même dénomination que les diplômes de l'État. Les diplômes de formation accréditée peuvent être admis en équivalence des diplômes nationaux, selon des modalités déterminées par arrêté du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Les établissements d'Enseignement Supérieur privé peuvent prendre la dénomination université, facultés, écoles, instituts ou de centres.